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Flexi-jobs : les 10 questions les plus fréquemment posées
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Quels avantages le système offre-t-il à mon organisation ?
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Dans quels secteurs et pour quelles fonctions peut-on recourir à des flexi-jobs ?
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En quoi consiste exactement le régime « opt-out » ?
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Comment vérifier qu’un candidat remplit toutes les conditions ?
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Quelles sont les règles pour les pensionnés ?
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Une personne peut-elle travailler comme flexi-jobiste en cas de maladie ?
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Quel type de contrat dois-je établir ?
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Combien d’heures un flexi-jobiste peut-il travailler ?
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Dois-je enregistrer les présences et les absences ?
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Quelles sont les règles en matière de salaire, d’impôts, de sécurité sociale et de licenciement ?
Découvrez comment faire appel à des flexi-jobs dans votre secteur, sans prendre de risques.
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Depuis le 1er juillet 2026, le recours au flexi-job est en principe possible dans tous les secteurs, suite à l'adoption de la loi. Voici un résumé des principaux points abordés lors du webinaire.
Champ d'application
- Depuis le 1er juillet 2026, le flexi-job est en principe autorisé dans tous les secteurs et toutes les entreprises, privées comme publiques, remplaçant l'ancienne liste restreinte.
- Les secteurs peuvent s'exclure via « un opt-out » (arrêté royal, à la demande unanime de l'organe paritaire et moyennant une CCT sectorielle) ou, à l'inverse, s'ouvrir via un « opt-in » ; l'opt-in reste toujours possible même après un opt-out.
- Pour 2026, ce rythme est exceptionnellement trimestriel au lieu du rythme annuel habituel : demande à l'ONSS pour le 30 septembre 2026 au plus tard, entrée en vigueur au 1er octobre 2026.
- Les opt-out déjà en vigueur (ex. commission paritaire 144, agriculture) restent valables sans nouvelle démarche. L'opt-in/opt-out peut être total ou partiel (ex. limité à certaines fonctions).
- Pour les secteurs de soins (petite enfance, soins de santé publics et privés), le recours au flexi-job peut être limité à une part proportionnelle du volume de travail (ex. CP 331 : 20 %). Les fonctions artistiques restent exclues.
Conditions d'accès pour les non-pensionnés
- Le travailleur doit avoir été occupé à au moins 4/5 (80 %) chez un autre employeur durant le trimestre T-3, évalué sur l'ensemble du trimestre. Un travail à l'étranger équivalent peut aussi être pris en compte.
- En cas de passage d'un temps plein à un 4/5 entre T-4 et T-3, un délai d'attente de deux trimestres s'applique : le flexi-job ne peut débuter qu'à partir du trimestre T+2.
- Un indépendant peut aussi devenir flexi-jobber s'il remplit cette même condition des 4/5 comme salarié en T-3 ou s'il remplit la condition applicable aux pensionnés décrite ci-dessous.
Conditions d'accès pour les pensionnés
- Principale nouveauté : le délai d'attente qui s'appliquait aux pensionnés non encore inscrits au cadastre des pensions est supprimé depuis le 1er juillet 2026.
- Un pensionné de 66 ans ou plus peut démarrer immédiatement un flexi-job, dès sa mise à la pension, pour autant que les conditions soient remplies au trimestre T lui-même.
- Un pensionné de moins de 66 ans doit être inscrit au cadastre des pensions au dernier jour du trimestre T-2. À défaut, la règle générale des 4/5 en T-3 s'applique à nouveau.
Conditions au cours du trimestre du flexi-job lui-même (T)
- Interdiction de cumuler deux statuts chez le même employeur au cours du même trimestre : pas de flexi-job en plus d'un contrat en cours, d'un préavis ou d'une indemnité de rupture.
- Assouplissement pour l'intérim : un flexi-job via la même agence est désormais possible chez un autre utilisateur, tant que ce n'est pas le même utilisateur que la mission intérimaire ordinaire.
- Assouplissement pour les entreprises liées : un contrat à temps plein dans une entreprise n'empêche plus un flexi-job dans une entreprise liée (ex. maison mère-filiale). Cette exception ne vaut pas pour les temps partiels.
Salaire, coût salarial et fiscalité
- Flexi-salaire = salaire de base + flexi-indemnités éventuelles (primes obligatoires légales ou sectorielles, ex. travail du dimanche/de nuit) + flexi-pécule de vacances (7,67 % du flexi-salaire).
- Salaire brut = salaire net pour le travailleur : aucune cotisation sociale personnelle. Exonération fiscale pour les non-pensionnés jusqu'à 18.440 € par an (2026), au-delà taxation progressive.
- Pour les pensionnés de 66 ans ou plus, exonération fiscale illimitée. Pour une pension anticipée, un plafond de 8.121 € (2026) s'applique tout de même.
- Flexi-salaire maximum : 150 % du salaire barémique minimum de la fonction. Depuis le 1er juillet 2026, les flexi-indemnités légales ou sectorielles ne comptent plus dans ce plafond (les indemnités volontaires, non prévues par la loi ou le secteur, y restent comptabilisées).
- Le secteur de l'horeca reste une exception : salaire forfaitaire, minimum 11,87 €/heure, maximum 21 €/heure (indexé), sans lien avec la fonction exercée.
- Côté employeur : cotisation patronale de 28 % sur le flexi-salaire (non exonéré socialement pour l'employeur). Le flexi-salaire et cette cotisation sont des charges professionnelles déductibles.
Avantages et inconvénients du système
- Pour le travailleur : salaire brut = net, acquisition de droits sociaux, pas de limite au nombre d'heures prestées. Inconvénient : exonération fiscale plafonnée pour les non-pensionnés et flexi-salaire lui-même plafonné.
- Pour l'employeur : cotisation patronale limitée à 28 %, flexi-salaire et cotisation déductibles. Inconvénient : formalités administratives plus lourdes qu'à l'engagement d'un travailleur standard.
Obligations pratiques
- Une convention-cadre écrite est obligatoire avant la première prestation d'un nouveau flexi-jobber (identité des parties, fonction, salaire convenu, conditions légales).
- Contrat journalier : un accord oral suffit dès la deuxième prestation, avec une déclaration Dimona par prestation mentionnant les heures de début et de fin.
- Contrat pour une période déterminée (max. 3 mois, écrit obligatoire) : une seule déclaration Dimona pour toute la période, mais un enregistrement du temps de travail est obligatoire pour chaque prestation (pointeuse, système alternatif, ou caisse enregistreuse certifiée en Horeca).
- La déclaration Dimona vérifie automatiquement si les conditions sont remplies (voyant vert/rouge). Le candidat peut aussi le vérifier lui-même via mycareer.be (connexion Itsme).
Engager via l'intérim ou via son propre payroll
- Le flexi-jobber peut être engagé soit via une agence d'intérim, soit directement sur le payroll de l'employeur. Le choix dépend des besoins et de la situation de l'entreprise (personnel fixe déjà présent ou non).
- L'intérim est intéressant si l'entreprise ne recourt qu'à des flexi-jobbers : elle évite de devenir elle-même employeur et la majorité des formalités administratives. Le coût correspond au salaire brut multiplié par un coefficient tout compris (assurance accidents du travail, cotisations ONSS, pécule de vacances, prime de fin d'année...). Aucun frais d'affiliation distinct.
- Pour une entreprise qui a déjà du personnel salarié (et donc déjà un secrétariat social), gérer les flexi-jobs en direct peut être plus simple. Pour un premier essai, passer d'abord par l'intérim permet de se familiariser avec le système. Liantis propose également un service d'intérim.
Points d'attention complémentaires (issus de la Q&A)
- Maladie : un travailleur en incapacité de travail chez son employeur principal peut en principe continuer un flexi-job ailleurs, mais chaque cas est examiné individuellement par les tribunaux (nature de l'activité, impact sur le rétablissement, chronologie des faits).
- Indépendants : le statut d'indépendant n'exclut pas automatiquement le flexi-job, pour autant que la condition des 4/5 en T-3 (ou la condition pensionné) soit remplie.